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Tout était au rendez-vous: la MTO, la bonne humeur, un parcours et des règles innovants, des questions de culture générale réservées aux BAC +15, des pannes inattendues sur deux avions mais le dieu de la mécanique veillait (je parle bien sur d'Edmond) et 33 heures de vol. |

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L'atterrissage de précision en 2ème exercice a été très apprécié par tous les pilotes, aux dires d'un spécialiste (Bertrand) la zone d'atterrissage était du niveau pro, le président ne nous a pas facilité la tâche. Que dire de notre Georges qui a passé la journée à nous accompagner dans cet exercice en répétant inlassablement " ta vitesse, ton plan, vise le seuil, trop tard tu es trop long de 20 mètres ". Un grand merci à nos petits bonhommes en jaune (vu du ciel ils étaient petits) qui ont passé la journée sous le soleil à regarder où touchaient les roues. Après avoir consulté les boites noires et ses 3 PC (véridique) le verdict est tombé, Julien annonce les résultats. And the winners are l'équipage Achard-Horvath plus connus sous Kathy et Dominique. Classement général
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Cette belle journée c'est terminée par le BBQ (dommage vous n'étiez pas nombreux), il faisait chaud n'est ce pas mesdames? Rendez-vous en mai l'année prochaine pour une nouvelle édition.
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Dans cette période de fraicheur où les vols aux Mureaux semblent bien compliqués, je me suis dit qu’il serait peut être bien de ma part de vous envoyer les quelques degrés superflus du Congo et quelques nouvelles de mes aventures africaines. Ca ne réchauffera peut être pas les carburateurs d’Edmond mais ça pourra peut être réchauffer le cœur de quelques pilotes frustrés de rester au sol.
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Ici, rester au sol n’est pas trop notre quotidien en ce moment : nous ne subissons aucune tempête de neige et nous avons beaucoup de demandes en cette période de fin d’année (et ce n’est pas pour me déplaire). Cette demande reste forte dans les coins sensibles du pays notamment à l’est et les zones frontalières avec le Burundi, l’Ouganda, le Rwanda et le Soudan, mais aussi à l’ouest où nous avons ouvert une nouvelle piste la semaine dernière.
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Et oui, comme les agences de voyage locales ne sont pas toujours très fiables à l’image de leur bureau que l'on peut voir sur cette photo, nous avons régulièrement des demandes d’ONG pour accéder à des terrains laissés à l’abandon durant des années. C’est ainsi qu’en partenariat avec le comité international de la croix rouge, nous venons de réhabiliter une piste dans le village de Dongo au Nord ouest de la RDC. Ouverte officiellement depuis seulement 10 jours, nous y avons déjà déposé à l’initiative de l’Unicef quelques centaines de savons et deux milliers d’aquatabs (pastilles que l’on met dans l’eau pour la rendre potable). L’Unicef est la branche des nations unies qui travaillent pour les enfants. En effet, les enfants sont extrêmement nombreux (notre chauffeur par exemple a 15 frères et 17 sœurs !! le même père mais pas la même mère que je rassure Irène). Et ces enfants sont très exposés au maladies provoqués par la présence d’eaux insalubres ou par un manque d’hygiène.
Côté aéronautique, la piste en latérite est en bon état mais trop courte pour nous permette de décoller à pleine charge : les 800 mètres de piste et les 35 degrés locales altérant les performances du moteur nous permettent de décoller avec 700 kilos de charge pour passer avec des marges suffisantes les ‘petits’ arbres de 20 mètres en bout de piste. Ce qui reste acceptable comparé au 1000 kilos (ou 9 passagers) que nous sommes susceptibles de transporter à partir d’une piste non limitative.
L’accueil sur un terrain est variable. Mais sur les terrains de brousse, et d’autant plus sur une piste que nous venons d’ouvrir, la population isolée apprécie notre arrivée et la seule joie des enfants justifie les efforts investis dans un nouveau projet.
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Voilà, ça va bientôt faire un an que je vole avec ASF, j’aurai bientôt accumulé 700 heures de Caravan dans le ciel africain et je n’arrive toujours pas à me lasser des paysages que m’offrent les vols au dessus du fleuve. Etant sur l’équateur, les saisons ne sont que faiblement marquées et il n’y a pas de réel changement de paysages au cours de l’année. Je vous dis ça car je pense à vous qui allez pouvoir survoler une région parisienne enneigée et qui change d’aspect tout au long de l’année. Ah oui, et dernièrement, nous avons aussi eu la visite de Rafalou. Rafalou ? c’est qui celui là ? Ce n’est autre que la mascotte d’ASF, un ours en peluche qui a un carnet de vol à faire pâlir les plus vieux chibannis du club: Mirage, Rafale, Airbus, Boeing et cerise sur le gâteau : Caravan à présent. Le but ? Une fois accumulé plusieurs centaines d’heures de vol dans les quatre coins de la planète, ce petit ours sera mis aux enchères au profit… D’ailleurs en vous parlant d’initiatives d’ASF et décorant actuellement mon palmier de Noel, je voulais aussi vous faire connaitre la principale initiative d’ASF du moment intitulée ’un avion pour la vie’. J’ai été ravi de voir qu’il en était question sur le site du club mais une petite piqure de rappel ne fera pas de mal. Le but est d’acquérir un troisième Caravan pour répondre à un besoin croissant de notre aide en RDC. Le principe : accumuler 40000 dons de 50 euros (déductible des impôts à hauteur de 66% donc un don revient en réalité à 17 euros), chaque don représentant une partie de l’avion. Un beau cadeau à déposer sous le sapin d’ASF au profit des plus démunis. On compte sur la solidarité aéronautique et pour les personnes intéressées, n'hésitez pas à consulter le site d'ASF section 'nous soutenir': n'oubliez pas:‘ASF : "la voie des airs pour secourir la terre".
Bon ça y est, j’ai fait mon petit coup de com. Sur ceux, je n’ai plus qu’à vous souhaiter à tous de bons vol et d’excellentes fêtes de fin d’année.
Bokende malamu
C’ptain Mabina (mon petit nom congolais : le commandant danseur)
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La lettre de François Régis |
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François Régis Peytavi, ancien instructeur du club nous raconte son nouveau métier de pilote pour Aviation sans Frontières, vous le retrouverez régulièrement dans cette rubrique. La lettre N° 4, un clin d'oeil sur nos conditions MTO et un mot sur la souscription de ASF qui mieux que François Régis peut nous en parler.
Lettres 1 2 3 4 |
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FFA classement vols de nuit 2010 |
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L'ACRJ se classe à une honorable 5 ème place, merci à tous les pilotes et instructeurs. Classement général |

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Un peu de temps et quelques heures de vols ont eu lieu depuis mes dernières nouvelles. Donc, je vais essayer de corriger tout ça par cette nouvelle lettre dont je vous souhaite bonne lecture. Tout d’abord, je vous souhaite de nouveau la bienvenue en République Démocratique du Congo, pays qui s’apprête à fêter ses 50 ans d’indépendance le 30 juin prochain (colonie belge de 1885 à 1960). |
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Nos cessna caravan œuvrent toujours efficacement dans le pays ; rustiques et solides, ils sont toujours aussi idéals pour les terrains de brousse que nous exploitons. L’une des particularités de cet avion est la possibilité d’utiliser un séparateur inertiel: il s’agit d’un gros clapet au niveau du côté droit de l’entrée d’air permettant de séparer par inertie les particules lourdes des particules légères afin de dépolluer l’air arrivant à la turbine de toute la poussière, gravillons ou toutes autres réjouissances pouvant se trouver sur une piste de brousse et qui feraient le bonheur du moteur et des mécaniciens. |
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Sinon, toujours autant de plaisir à piloter au dessus de cette immensité verte qu’est la forêt équatoriale fendue de part et d’autre par le fleuve Congo, source de vie du pays. Ce pays est si grand qu’il est très fréquent de voler durant plus de deux heures sans aucun contact radio, cela représente la distance entre les mureaux et marseille pour un ordre d’idée, essayez ça en France et on en reparle ! |
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Le pays est paradoxalement l’un des plus riches en terme de biodiversité et de ressources naturelles (diamants et cobalt notamment) mais l’un des dix pays les plus pauvres du monde. Sa désorganisation complète et son niveau de corruption est souvent un frein à notre bonne volonté : il n’est pas rare de mettre une heure pour déposer un plan de vol (contre quelques clics en France) et nous avons même été bloqué 3 jours par les autorités congolaises de l’aviation civile qui ne comprenait pas pourquoi notre avion n’était pas pourvu d’un APU (comique dans un sens, triste dans un autre). Vous savez, l’APU (auxiliary power unit) c’est cette tuyère que l’on retrouve généralement à l’arrière des fuselages des avions à réaction et qui permet de fournir l’énergie nécessaire au sol lorsque ces moteurs sont encore éteints. Nos ‘petits’ avions n’en n’ont donc jamais été équipées mais en réalité, toutes les excuses sont bonnes pour essayer d’extirper quelques dollars aux ‘mondele’ (blanc en lingala, la langue local). En fait, les congolais peuvent se montrer aussi adorables que détestables comme vous pouvez le voir dans cet exemple choisi parmi des dizaines.
Sinon, j’ai le plaisir de voler depuis quelques semaines à gauche puisque j’ai été lâché captain le mois dernier. En réalité, l’avion est monopilote et donc peut être piloté par un seul pilote mais au vue des conditions particulières d’exploitation et de la charge de travail, le programme alimentaire mondial, qui finance notre projet, nous impose de voler à deux pilotes, et c’est tant mieux. Me voilà donc commandant de bord ; ce qui en soit ne change pas grand chose en terme de pilotage mais se révèle très intéressant au niveau des prises de décision et de la gestion avec les autorités locales qui ma foi peuvent se révéler très compliquées à gérer comme vous avez pu le comprendre. Ce plaisir est encore plus grand que j’ai été rejoint lors de cette mission par un ami de promo, Joachim qui est entré chez ASF il y a 1 mois et qui est donc mon copilote. Juste pour l’anecdote, nous nous sommes rencontrés lors d’un stage de préparation au concours de l’ENAC en 2005. Parmi tous les autres candidats nous étions ce jour là les deux les plus à la ramasse … nous avons été finalement admis tous les deux et avons partagé toute la formation de pilote ensemble. Jamais on aurait parié se retrouver un jour sur le même avion au Congo. C’est très fort !
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J’ai l’autre jour eu une petite pensée aux pilotes de Roger Janin lorsque j’ai vu sur le site que l’approvisionnement en Avgass allait se révéler compliqué dans les mois qui viennent. Ici, l’approvisionnement en Jet A1 que l’on utilise sur caravan est simple ; par contre, se fournir en Avgass est une toute autre paire de manches puisqu’il faut transporter l’essence dans des bidons sur des barges le long du Congo pour l’amener sur la base de l’avion. |
ASF exploitant auparavant un Cessna 182 s’en souvient encore puisque le litre d’Avgass pouvait alors grimper jusqu’à 5 dollars et que les pilotes pouvaient se retrouver dans des situations d’avitaillement aussi singulières que l’avitaillement de notre voiture sur la photo ci-jointe et cette superbe station essence (autant dire que les avions pistons ne sont pas vraiment adaptés pour voler ici)
Voilà pour la suite de mes pérégrinations africaines et je voudrais juste conclure en précisant qu’ASF fête cette année ces 30 d’existence et que c’est grâce à la générosité des passionnés de l’aéronautique que l’association continue de pouvoir fonctionner dans ces différents domaines d’activité : missions avions en Afrique, accompagnement d’enfant malades ou encore acheminement de colis vers les pays en difficulté (grosse mission en Haïti après le tremblement de terre dernièrement) ; si ça vous intéresse, je vous invite à consulter le site : www.asf-fr.org.
Je crois que les beaux jours s’installent confortablement en France donc profitez bien de vos vols, en toute sécurité bien évidemment, les yeux dehors pour contempler le paysage et surveiller les autres avions très présents à cette période de l’année.
Rendez vous dans quelques semaines pour la suite des aventures congolaises,
Bons vols à tous
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Bonjour à tous,
Des petites nouvelles de l’Afrique où je n’ai pas tellement le temps de m’ennuyer. Ici, le programme quotidien est généralement assez chargé. Beaucoup de vols, en moyenne 5 à 6 heures par jour , on travaille pour les ONG locales ou internationales type Action contre la faim… et on effectue aussi quelques évacuations sanitaires.
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Beaucoup de brousse, le pays qui fait 5 fois la France est couvert majoritairement par la forêt équatoriale. Oui, faut faire confiance en notre unique turbine et en notre GPS, la panne ne serait pas forcément la bienvenue surtout qu’ici, pas de radar et un service aéronautique limitée à sa plus grande simplicité. Beaucoup de sueur, hier par exemple, on a chargé et déchargé 2 motos et 600 kilos de matériel pour médecins sans frontières et 1 tonne de lait en poudre pour Unicef et tout ça sous 40°. Cela change un peu des tentatives acharnées de démarrage du PACK sous –5° avec mon cher Jean-Fred ou des retours tardifs hivernales en DR 400 avec l’as du pilotage Nathalie. |
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Beaucoup de plaisir, des paysages extraordinaires, approche sur des pistes plus que techniques, un chemin au milieu de la forêt de le largeur des roues de l’avion avec des arbres qui font cinq fois la taille de l’avion et un troupeau de chèvre qui aura la bonne idée de traverser la piste au moment du toucher des roues
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Juste pour restituer un peu la situation du pays: la République Démocratique du Congo est l’un des pays les plus peuplés d’Afrique avec 66 millions d’habitants et aussi l’un des plus pauvres avec une désorganisation complète suite au régime de Mobutu qui a fini il y a 15 ans et les deux guerres qui en suivirent jusqu’au début des années 2000. L'activité humanitaire est donc très présente et les nations unies ont ici plus de 18000 hommes et bien sûr une grosse flotte d'avions vu que c'est à peu près le seul moyen de se déplacer.
Nous (Aviation sans frontières), on vole sur Cessna Caravan qui est un pur avion de brousse qui peut se poser à peu près partout. Les premières fois, c’est vraiment impressionnant et autant vous dire qu’on calcule bien nos performances et qu’on a intérêt à tenir notre axe sur les pistes de brousse. Cet avion nous permet de transporter une dizaine de personnes ou une tonne de fret (ou un mix). Petite pensée à Irène et à tous les pilotes et élèves pilotes que j’ai eu le plaisir de croiser au club et j'allais oublier Edmond.
A bientôt sur la fréquence
François Régis
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